Aller au contenu principal
Milliema

Accueil , L’auteur

Qui écrit Milliema

Jimenez Julien, l’auteur du logiciel

Milliema n’est pas né d’une étude de marché, mais d’un tableur de répartition ouvert un dimanche soir, dans lequel deux colonnes ne tombaient pas juste et personne ne savait plus pourquoi.

Portrait de Jimenez Julien, fondateur de MLJ et auteur du logiciel Milliema

Un logiciel écrit à côté des bureaux bénévoles

Je conçois et j’édite des logiciels de gestion pour des structures françaises que les grands éditeurs ignorent parce qu’elles ne rentrent dans aucune case. Les associations syndicales libres de lotissement en sont l’exemple le plus net : elles gèrent des budgets réels, elles engagent des dépenses de voirie et de bassin de rétention, elles émettent des appels de cotisation opposables, et pourtant elles travaillent presque toutes avec un tableur et un classeur à levier.

Milliema est la réponse que j’ai construite pour elles. Le nom vient des millièmes, cette unité de répartition que les statuts d’ASL emploient sans toujours la définir, et qui décide chaque année de ce que paiera chaque coloti.

Ce que j’ai vu en premier

Le point de départ tient en une scène. Un président d’association syndicale libre me montre le fichier hérité de son prédécesseur, quarante et un lots, six onglets, des formules recopiées d’année en année. La somme des quotes parts de la voirie fait 99,4 pour cent. Personne ne sait où sont passés les 0,6 restants, ni depuis quand. L’association a appelé, chaque année, un peu moins que ce qu’elle dépensait, et l’écart a fini par se voir sur le compte bancaire.

La deuxième scène est plus dure. Une autre association, quatre vingt douze lots, décide d’agir contre un coloti qui n’a plus réglé depuis trois exercices, un peu plus de 2 000 euros. Son avocat demande les statuts. Ce sont ceux rédigés par le lotisseur en 1994, jamais modifiés, jamais mis en conformité avec l’ordonnance du 1er juillet 2004, jamais redéclarés. Le dossier s’arrête là, le temps de convoquer une assemblée générale, de voter des statuts conformes, de les déclarer en préfecture et d’attendre la publication au Journal officiel.

Ces deux scènes racontent le même problème : une association syndicale libre est une personne morale de droit privé très encadrée, mais elle est administrée par des bénévoles qui n’ont ni le temps ni les outils d’un professionnel. Entre les deux, il n’y avait rien. D’un côté les logiciels de syndic, construits pour la loi du 10 juillet 1965 qui ne s’applique pas ici. De l’autre, le tableur.

Le travail de documentation, avant la première ligne de code

J’ai commencé par lire. L’ordonnance n° 2004-632 du 1er juillet 2004 relative aux associations syndicales de propriétaires, le décret n° 2006-504 du 3 mai 2006 qui l’applique, puis les dispositions du code de l’urbanisme sur le lotissement et sur le transfert des voies privées dans le domaine public communal. J’ai relu une quinzaine de jeux de statuts réels, du plus sommaire au plus bavard, et autant de cahiers des charges dont certains datent des années soixante et continuent de lier les colotis entre eux.

J’ai ensuite passé du temps avec les gens qui écrivent ces documents et qui les subissent : des géomètres experts qui établissent le plan de division et le tableau de contenance, des notaires qui doivent informer l’acquéreur d’un lot de ce qu’il achète vraiment, des avocats en droit de l’urbanisme qui voient arriver des dossiers de recouvrement incomplets, et surtout des trésoriers bénévoles, qui sont les vrais utilisateurs.

De ces échanges est sortie une conviction simple : le logiciel ne devait rien réinventer. Il devait savoir écrire exactement ce que les statuts prévoient, y compris quand la clé est étrange, et refuser de produire un appel de cotisation dont les fondements ne tiendraient pas.

Les décisions de conception

La clé se saisit, elle ne se devine pas

Beaucoup d’outils proposent deux ou trois modes de répartition et demandent à l’association de s’y ranger. Milliema fait l’inverse. Vous décrivez la clé telle qu’elle est écrite : part fixe par lot, part variable à la surface pondérée, sous clé voirie limitée aux lots desservis, sous clé bassin de rétention calculée sur les surfaces imperméabilisées. Le logiciel se charge de contrôler que la somme tombe juste et de montrer l’effet sur chaque coloti avant validation.

La conformité des statuts est un module, pas une note de bas de page

Un logiciel de cotisations qui ignore l’état des statuts fabrique des créances fragiles. Le diagnostic de conformité fait donc partie du produit dès la formule d’entrée, avec douze points de contrôle et un projet de résolution rédigé. C’est le seul moyen de garantir que l’argent appelé pourra être réclamé.

Tout ce qui est envoyé est daté et conservé

Un dossier de recouvrement se perd rarement d’un coup. Il se perd par petites pertes de preuve : un appel envoyé depuis une boîte personnelle, un rappel oral, un procès verbal égaré au changement de bureau. Milliema horodate chaque pièce et les rassemble dans l’ordre où un avocat les attend.

Le bureau change, la mémoire reste

Un président reste en moyenne trois ou quatre ans. Le registre des délibérations, le journal de mutation et l’historique des clés sont conçus pour être transmis en une seule opération, sans que le successeur ait à reconstituer quoi que ce soit.

Ce que je ne ferai pas

Milliema ne rédige pas vos statuts à votre place et ne remplace pas le conseil d’un professionnel du droit. Il repère les manques, les nomme en citant le texte applicable et prépare le travail, mais la rédaction définitive et la stratégie contentieuse restent l’affaire de votre notaire ou de votre avocat.

Milliema n’encaisse pas non plus les cotisations à la place de l’association. Les fonds restent sur le compte de l’ASL, sous la responsabilité de son trésorier, comme le veut son statut de personne morale distincte. Le logiciel suit les règlements, il ne les reçoit pas.

Enfin, il n’y a aucun outil de mesure d’audience sur ce site et aucune revente de données. Un président qui teste un diagnostic ne devient pas une adresse de prospection revendue à un tiers.

Les articles du Cahier des Colotis

Le Cahier des Colotis est le magazine de Milliema. J’y écris pour les présidents et les trésoriers bénévoles, en repartant chaque fois du texte applicable et du geste à poser. Les neuf articles ci dessous ont été publiés le jour de la mise en ligne du site, et le sommaire complet se lit dans Le Cahier des Colotis.

L’éditeur, MLJ

Milliema est édité par MLJ, société par actions simplifiée unipersonnelle au capital de 500,00 euros, immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Paris sous le numéro 934 769 837 depuis le 30 octobre 2024. J’en suis le fondateur, le directeur de la publication et l’unique interlocuteur des associations qui nous font confiance.

Cette taille est un choix. Elle permet de répondre à un trésorier en quelques heures, d’adapter une clé de répartition inhabituelle en une journée, et de ne jamais vendre une fonctionnalité qui n’existe pas. Les informations complètes de l’éditeur figurent dans les mentions légales.

Me suivre et me joindre

Vous pouvez me poser une question directement à l’adresse jimenezjulien42@gmail.com, ou passer par le formulaire de contact si vous préférez décrire votre situation en une fois. Je réponds sous un jour ouvré.

  • Site de Jimenez Julien Le site personnel, avec les autres logiciels édités par MLJ.
  • X Notes courtes sur le droit des associations syndicales et l’avancement des modules.
  • LinkedIn Parcours professionnel et échanges avec les cabinets d’administration de biens.
  • Facebook Publications destinées aux groupes de présidents de lotissement.
  • Instagram Coulisses du travail éditorial et des documents produits par le logiciel.

Parler de votre association